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HISTOIRE, PATRIMOINE, PEINTURE, SCULPTURE, PERFORMANCE,

LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­

LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC  EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS  DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­
LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC  EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS  DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­
LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC  EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS  DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­
LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC  EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS  DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­
LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC  EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS  DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­
LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC  EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS  DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­
LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC  EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS  DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­
LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS, MASSIGNAC  EXPOSITION YVES KLEIN LES ELEMENTS ET LES COULEURS  DU 25 JUIN AU 29 JANVIER 2021­

 

L’artiste Yves Klein au Domaine des Etangs : La Nature pour inspiration

 

Yves Klein offre à voir la quintessence de notre Nature. La Vie est un Art, et elle est élémentaire. » Garance Primat

 

Yves Klein, pour qui la Nature était une Source infinie d’inspiration, occupe une place particulière au sein du Domaine des Etangs. Ce lieu hors du temps invite précisément le visiteur à se reconnecter avec la première des créations : la Nature. C’est au sein de cette Terre, et plus particulièrement dans l’espace d’Art de la Laiterie, que s’épanouit la Collection Dragonfly constituée par l’entrepreneure créative et engagée Garance Primat. Cette collection, universelle et universaliste, est symbolisée par la libellule qui voyage entre Ciel et Terre et qui nous rappelle que l’Univers tout entier naît des éléments : l’eau, la terre, le feu, l’air et l’éther. Son propos est de tisser les liens entre le rationnel et l’irrationnel, l’infiniment petit et infiniment grand, entre le visible et l’invisible.

 

C’est précisément la réalité invisible qui devient visible dans l’œuvre d’Yves Klein, des premiers monochromes aux « peintures de feu » de la fin de sa vie. L’artiste a convoqué tout au long de son parcours les éléments de la Nature afin d’exprimer leur force créatrice. Son œuvre, lyrique et sensible, manipule les forces du vide, sculpte l’eau et le feu, invente l’architecture de l’air, enregistre les signes du comportement atmosphérique. Avec ses monochromes, Yves Klein expérimente la sensorialité de l’espace et s’efforce de trouver l’état le plus pur de la couleur. La Nature, renfermant en elle tous les secrets de la Vie, lui offre des réponses. « On ne représente pas l’infini, on le produit ». Artiste de l’espace, poète du vide, maître de l’immatériel, Yves Klein est mu par un désir : faire voir la beauté qui nous entoure et qui est présente dans l’air, la matière et l’Univers. Finalement, Yves Klein et la Collection Dragonfly partagent la même conviction : l’Art est partout, l’Art est la Vie. Art de Vie.

 

«  Yves Klein  Les éléments et les couleurs » 

Commissariats Daniel Moquay, président des Archives Yves Klein et Philippe Siauve

 

Après tout, mon but est d’extraire et d’obtenir la trace de l’immédiat dans les objets naturels, quelle qu’en soit l’incidence – que les circonstances en soient humaines, animales, végétales ou atmosphériques. » Yves Klein, Manifeste de l’hôtel Chelsea, New York, 1961

 

Yves Klein a vécu avec la fulgurance d’un météore de lumière. De sa première exposition en 1956 à sa disparition à l’âge de trente-quatre ans en 1962, il a créé, en à peine sept années d’activité, un art lumineux et spirituel. Il se baptise tour à tour « Yves le Monochrome », « Peintre de l’espace », « Explorateur du vide », fait de l’utopie l’un des fondements de son art, et déploie une conception nouvelle de la fonction de l’artiste. Selon lui, la beauté existe déjà, à l’état invisible. Sa tâche consiste à la saisir partout où elle est, dans l’air et dans la matière. Yves Klein a conçu une œuvre qui traverse les frontières de l’art conceptuel, corporel et du happening, une œuvre flamboyante qui a marqué un tournant radical dans l’art moderne et qui rayonne encore aujourd’hui.

 

Le thème de l’exposition

 

Toute l’œuvre d’Yves Klein est parcourue par les forces naturelles des quatre éléments fondamentaux. À travers ses Feux et ses Feux Couleurs, ses Cosmogonies, ses Monochromes, ses Anthropométries, ses œuvres immatérielles et ses projets d’Architecture de l’air Yves Klein convoque les éléments de la nature afin de manifester leur force créatrice et capter les liens invisibles qui unissent les composantes de l’univers.

 

Cette quête d’empreintes, qu’elles soient atmosphériques, végétales ou géologiques est animée par une même volonté de saisir l’essence et la trace de l’immédiat, de « voir ce que l’absolu avait de visible » : l’ordre de l’univers, le mouvement de toute forme et de toute matière, la marque des éléments. Ainsi, l’exploration de différents états de la matière, et l’observation de substances à priori insaisissables offrent autant de terrains d’expérimentation et de création.

 

L’EXPOSITION RASSEMBLE DES PIÈCES SIGNIFICATIVES ET FONDAMENTALES DE L’ŒUVRE D’YVES KLEIN, DIRECTEMENT LIÉES A LA NATURE ET AUX ÉLÉMENTS NATURELS.

 

LES FEUX

« En somme, mon propos est double : tout d’abord enregistrer l’empreinte de la sentimentalité de l’homme dans la civilisation actuelle ; et ensuite, enregistrer la trace de ce qui précisément avait engendré cette même civilisation, c’est-à-dire celle du feu. Et tout ceci parce que le vide a toujours été ma préoccupation essentielle ; et je tiens pour assurer que, dans le cœur du vide aussi bien que dans le cœur de l’homme, il y a des feux qui brûlent. » Yves Klein, Manifeste de l’hôtel Chelsea, New York, 1961

 

Des flammes très puissantes en guise de pinceaux et des formes totalement nouvelles qui se dessinent sur la surface de cartons… En 1961, Yves Klein peint désormais avec la puissance du feu. Difficile alors d’imaginer pinceau plus idéal, véritable symbole de pureté, pour celui à qui « il ne viendrait même pas à l’idée de se salir les mains avec de la peinture ». Inspiré par les textes de Gaston Bachelard, Yves Klein est attiré par l’aspect dialectique du feu, symbole du bien comme du mal, de destruction comme de régénération et de vie comme de mort. « Tous les faits qui sont contradictoires sont d’authentiques principes d’une explication de l’univers ».

 

Dans sa tentative de domestication du feu Yves Klein montre les mutations et les passages des éléments (l’eau, le feu, l’air, le pigment) d’un état à l’autre et les fait interagir comme des intermédiaires entre un monde terrestre et les forces célestes (Ô FOUDRES…, (F 126). Yves Klein parvient ainsi à jouer avec brio des effets de la flamme, animant la surface de floraisons solaires, de nébuleuses ou de foudres célestes. Dans sa Peinture de Feu Couleur sans titre (FC 21), Yves Klein révèle par la combustion des empreintes de mains et fait alors écho aux premières traces humaines de l’art pariétal.

 

LES COSMOGONIES

« Je comprends à présent que la marque spirituelle de ces états-moments, je l’ai, par mes monochromes. La marque des états-moments de la chair, je l’ai aussi par les empreintes arrachées aux corps de mes modèles. … Mais la marque des états-moments de la nature ? » Yves Klein, Manifeste de l’hôtel Chelsea, New York, 1961

 

Eléments naturels et phénomènes atmosphériques deviennent aussi la matière première de ses Cosmogonies. Au cours d’un voyage de Paris à Nice, il fixe sur le toit de sa voiture une toile fraîchement peinte en bleu et laisse agir sur elle les intempéries (Vent Paris-Nice, COS 10). Un peu plus tard il applique sur de grands papiers des roseaux, des joncs et y pulvérise des pigments (Roseaux, joncs, bords du Loup, Cagnes 1960, COS 21).

 

Il plonge également son œuvre dans l’eau d’une rivière (Embouchure du Loup, COS 4). Yves Klein réalisant une Cosmogonie sur les berges du Loup, 23 juin 1960 Cagnes-sur-Mer, France © Yorick Chassigneux.

  

Dans d’autres cas, Yves Klein cherche à obtenir la trace de la pluie : il pulvérise le pigment pur dans l’air, les gouttes de pluie ainsi imprégnées inscrivent sur le papier leurs empreintes colorés : Cosmogonie de la Pluie (COS 29), Une Pluie de « Plaisir » (COS 38), (COS 4).

 

Le Vent du voyage, (COS 27), 1961 ca. Pigment pur et résine synthétique sur toile 93 x 74 cm « (…)

 

« (…) il devient tout à fait naturel que le modèle sorte enfin avec moi de l’atelier et que, moi, je prenne les empreintes de la nature et que le modèle soit là soudain, en place, dans la nature, et marque aussi la toile là où elle se sent bien, dans l’herbe, dans les roseaux, au bord de l’eau ou sous la cascade, nue, d’une manière statique ou en mouvement, en vrai sujet de cette nature et enfin intégrée complètement. Tous les événements des « sujets » de la nature, hommes, animaux, végétaux, minéraux, et les circonstances atmosphériques, tout cela m’intéresse pour mes nature métries. » 

 

LES MONOCHROMES

 

« Pour moi, chaque nuance d’une couleur est en quelque sorte un individu, un être qui n’est que de la même race de la couleur de base (sic), mais qui possède bien un caractère et une âme personnelle différente. Il y a des nuances douces, méchantes, violentes, majestueuses, vulgaires, calmes, etc. En somme, chaque nuance de chaque couleur est bien une « présence », un être vivant, une force active qui naît et qui meurt après avoir vécu une sorte de drame de la vie des couleurs. » Yves Klein, texte de présentation de l’exposition Yves Peintures aux Éditions Lacoste, 15 octobre 1955 Les Monochromes Les Reliefs planétaires

 

Dans son texte « L’Aventure monochrome » Yves Klein explique que « les couleurs sont des êtres vivants, des individus très évolués qui s’intègrent à nous, comme à tout. Les couleurs sont les véritables habitants de l’espace. » Dans sa vision spirituelle, la couleur est un champ d’énergie, générant des espaces spirituels qu’il faut révéler.

 

Ainsi, en choisissant une seule couleur pour recouvrir entièrement la surface de la toile, Yves Klein cherche à éviter d’introduire un élément qui lui est extérieur, comme l’interprétation d’une forme. La couleur seule, la couleur pure, est pour lui le seul moyen d’atteindre la sensibilité : « Jamais par la ligne, on a pu créer dans la peinture une quatrième, cinquième ou une quelconque autre dimension – seule la couleur peut tenter de réussir cet exploit. La monochromie est la seule manière physique de peindre – permettant d’atteindre à l’absolu spirituel. »

 

Le Calendrier solaire, (M 112), 1957 Pigment pur et liant indéterminé sur bois 10 x 7,7 x 2 cm

 

LE PIGMENT PUR

 

Au centre de la salle d’exposition un « Pigment pur sera « exposé par terre, devena(nt) un tableau de sol et non plus de cimaise ; le médium fixatif étant alors le plus immatériel possible, (…) la force d’attraction elle-même. 

 

La disposition horizontale de l’œuvre qui s’offre au regard, sans que l’on puisse la fouler des pieds invente un nouveau paradigme de l’œuvre s’étendant dans l’espace. La matière pure, l’ingrédient même de l’IKB (International Klein Blue) se présente tel un paysage à l’état sauvage, une étendue générant une énergie minérale, une force organique, quasi charnelle. Yves Klein, Remarques sur quelques œuvres exposées chez Colette Allendy, 1957

 

LES RELIEFS PLANÉTAIRES

« … En 1957, Yves Klein déclare que la terre entière est bleue. Il crée à cette occasion un globe terrestre en Relief Bleu I.K.B. et le fait léviter dans l’espace hors de son socle et de son axe pour mieux le considérer… 4 années plus tard… l’astronaute Gagarine déclare en avril 1961 : « Le globe terrestre est d’un Bleu intense et profond !!! »

 

Alors que les soviétiques et les américains se disputent le cosmos, Yves Klein se lance dans la réalisation de « Reliefs planétaires » : des relevés topographiques imaginaires de la Terre (Relief Planétaire « Région de Grenoble », RP 10 - Globe terrestre bleu, RP 7), de Mars, ou de la Lune sont recouverts de bleu, de rose ou d’or. Ici, la fascination d’Yves Klein pour l’immatériel, le vide et la nature s’y expriment pleinement.

 

Gagarine de retour de l’espace lui donnera raison : la Terre est bleue. Véritable « peintre de l’espace », Yves Klein avait donc déjà tout vu, depuis le début.

 

CLIMATISATION  DE  L’ESPACE  ET  ARCHITECTURE  DE  L’AIR

 

« C’est enfin le vieux rêve des hommes et de l’imagination de jouer avec les éléments de la nature, de diriger et de contrôler leurs phénomènes et manifestations. (...)

 

Avec les trois éléments classiques, feu, air et eau, la ville classique de demain sera construite et elle sera enfin flexible, spirituelle et immatérielle. » Yves Klein, « Le dépassement de la problématique de l’art », 1959

 

« … ainsi nous deviendrons des hommes aériens, nous connaîtrons la force d’attraction vers le haut, vers l’espace, vers nulle part et partout à la fois ; la force d’attraction terrestre ainsi maîtrisée nous léviterons littéralement dans une totale liberté physique et spirituelle ! » Yves Klein, « Discours prononcé à l’occasion de l’exposition Tinguely à Düsseldorf », janvier 1959

 

L’utopie de l’architecture de l’air est sans doute l’écrin de tous les projets d’Yves Klein, une véritable fusion entre l’art et la vie.

 

Avec la collaboration de l’architecte Claude Parent, Yves Klein imagine de vastes constructions au toit maintenu en lévitation par de l’air pulsé, destinées à maintenir un environnement tempéré et contrôlé, où l’homme, comme dans un Eden retrouvé, ne serait plus soumis aux aléas climatiques. Ce retour à l’état de nature laisse entre - voir le rêve de l’artiste d’une lévitation universelle, d’une harmonie paradisiaque. En effet, l’Architecture de l’air sous-tend celle du Paradis terrestre, un Jardin d’Eden où les humains vivraient en communion avec les éléments naturels : vivant nus dans un monde ou le secret n’existe plus, les hommes sont libérés physiquement et spirituellement.

 

L’IMMATERIEL

« Mes zones de sensibilité picturales immatérielles, stabilisées, amovibles et expansibles au-delà de l’infini sont créées par une contemplation dynamique et émerveillée de la nature dans tous ses aspects et moments. » Yves Klein, Le réalisme authentique d’aujourd’hui, Paris septembre 1959

 

Le 10 janvier 1962, Yves Klein cède à Michael Blankfort la Zone de sensibilité picturale immatérielle n°1, série n°4. Lors de ce « rituel », tandis que Michael Blankfort brûle le « reçu » de sa Zone de sensibilité picturale immatérielle afin d’en obtenir la propriété, Yves Klein jette une partie de l’or apporté en paiement par Michael Blankfort.

 

 Parmi ses press-books, Yves Klein a réalisé plusieurs pages relatant cette cession qui seront présentées.

 

LES FILMS

 

Dans l’exposition sera aussi présentée une série de films réalisés à l’initiative d’Yves Klein comme son « Essai de toit d’air » filmé chez lui dans son appartement de la rue Campagne-Première, ses réalisations de Peintures de Feu au Centre d’essais de Gaz de France, le film de son exposition Yves Klein : Propositions monochromes à la galerie Colette Allendy en 1957 dans laquelle il présente son Tableau de feu bleu d’une minute.

 

Une série de planches imprimées issues des press-books d’Yves Klein retraçant les thèmes de l’exposition et la vie d’Yves Klein seront exposé sur la Bibliothèque moderne. Quelques mappemondes, des photographies de la NASA (programme Apollo), des livres sur la nature et le cosmos faisant lien avec l’exposition formeront une documentation qui sera présentée dans la Bibliothèque ancienne. Dans le Château du Domaine, Le Salon des femmes accueillera la Pluie rouge, (S 37) et la Pluie bleue, (S 36)

 

LA COLLECTION DRAGONFLY

 

La Collection Dragonfly illustre le lien étroit qui existe entre la Nature, l’Art et la Science et célèbre l’Art de la Vie. Constituée par l’entrepreneure créative et engagée Garance Primat, la collection est symbolisée par la libellule qui voyage entre Ciel et Terre et nous rappelle que l’Univers tout entier naît des éléments : l’eau, la terre, le feu, l’air et l’éther. Présente depuis presque 350 millions d’années, cette jolie demoiselle représente l’adaptation à la pression du milieu et est symbole d’équilibre et de transmission.

 

Des premières peintures rupestres à aujourd’hui, les artistes se sont toujours inspirés de la Nature. A travers l’émotion et la matière, l’Art questionne notre rapport à l’environnement et notre engagement à la Terre. En s’adressant à nos perceptions les plus intimes, les œuvres de la Collection Dragonfly sont destinées à tous ceux et celles désireux de se reconnecter à la Nature, à leur Nature profonde. Intemporelle, universelle et universaliste, la collection met en lumière les liens existants entre le rationnel et l’irrationnel, l’infiniment petit et l’infiniment grand, entre le visible et l’invisible.

 

Depuis 2014, la Collection Dragonfly s’épanouit au sein du Domaine des Etangs, espace hors du temps qui invite le visiteur à se reconnecter à la Nature. L’Art est partout au sein de ce lieu d’inspiration : dans les expositions présentées à la Laiterie, dans les œuvres d’Art in-situ du parc, dans le bâti, ainsi que dans la première des Créations : la Nature. Terre d’ancrage, le Domaine des Etangs transmet un message de protection et d’amour de notre environnement. Il invite les spectateurs à explorer la beauté qui nous entoure et à se laisser porter et envelopper par cette Nature bienveillante.

 

LA LAITERIE DU DOMAINE DES ETANGS

 

Témoin de la riche activité agricole de la région, la Laiterie est un solide bâtiment du XVIIIème siècle construit à l’origine pour être fonctionnel et résistant. Situé à l’entrée du jardin du Château, il souligne la perspective et avec de nombreuses autres bâtisses : Longère, Moulin et métairies, s’inscrit à part entière dans l’histoire du lieu.

 

Depuis 2015, année de réouverture du Domaine des Etangs®, La Laiterie attendait d’entrer en scène. Son rôle est une évidence. Si l’Art est déjà omniprésent au Domaine dans ses espaces intérieurs et extérieurs, lui manquait encore un lieu qui lui fût exclusivement dédié.

 

La Laiterie est donc un lieu d’exposition au rez-de-chaussée. L’espace est entièrement modulable et prêt à accueillir tous les types d’oeuvres, soit exposées sur cimaises, soit installées à l’intérieur d’élégantes structures montées pour l’occasion. Du 26 mai au 16 décembre 2018, la Laiterie a accueilli l’exposition inaugurale « Poussières d’étoiles », dont le commissariat était assuré par Hervé Mikaeloff. En 2019, ce dernier partage le commissariat avec Ingrid Pux pour présenter dans le même espace l’exposition « La Lumière des Mondes ».

 

Mais pourquoi s’arrêter au champ de l’art visuel ? Les mots, les livres sont eux aussi inscrits dans les fondamentaux du Domaine des Etangs. Ainsi La Laiterie est également bibliothèque. La très grande hauteur sous plafond a permis d’y installer deux mezzanines, deux bibliothèques à chaque extrémité. Deux espaces se faisant face, si semblables, si différents pourtant... Tout y a été pensé pour établir un dialogue abouti entre contenu et contenant. L’un ne va pas sans l’autre. Les bibliothèques dialoguent au-dessus de l’espace d’exposition central, se regardent, et se complètent. À gauche se trouvent celle du passé, à droite celle du futur. Entre les deux, un présent toujours en mouvement représenté par les œuvres exposées dans la galerie.

 

C’est au designer Raphael Navot qu’a été confié l’aménagement des deux mezzanines. Il a l’amour de la Nature et des beaux matériaux. Raphael Navot a signé de nombreux lieux certes inscrits dans la modernité mais toujours subtils et élégants, parmi lesquels l’Hôtel des Arts et Métiers ou La Grande Épicerie Rive Droite. Pour la Laiterie, il a tout dessiné et fait fabriquer chaque élément sur-mesure par les meilleurs artisans français et, dans la mesure du possible, à partir de matériaux locaux. Tels ces longs bancs situés dans l’espace d’exposition, chacun façonné à partir d’une seule pièce de bois de la région.

 

ART DANS LA NATURE

Parmi les oeuvres permanentes de la Collection Dragonfly, plusieurs sont pré - sentées dans les espaces extérieurs du Domaine des Etangs. L’Art se décline et s’insère au sein même de la Nature et offre l’occasion au visiteur de découvrir des œuvres lors de son exploration de ce lieu.

 

En entrant au sein du Domaine des Etangs, le visiteur est accueilli par The Sun d’Ugo Rondinone. Cette sculpture monu - mentale en bronze doré encadre la vue du premier étang visible reliant les éléments du feu et de l’eau. Une oeuvre de Richard Long, avec son cercle de marbre blanc (Ring of White Marble), est présentée en contrebas du Château, tandis que la Flèche éthernELLE d’Irina Rasquinet a été dissimu - lée dans une clairière. Au détour des bos - quets et des étangs, les œuvres d’art se dévoilent.

 

Le Domaine des Etangs accueille en 2020 quatre nouvelles oeuvres pour le parc. Premièrement, à l’occasion de l’exposition dédiée à Yves Klein dans La Laiterie, Tremblements de Ciel de Marc Couturier sera visible. Plus loin, Lee Ufan installe Relatum, L’ombres des étoiles. Tomás Saraceno a crée pour le Domaine des Etangs du sol au soleil, une oeuvre unique de sa série Cloud Cities. Et enfin l’artiste Wang Keping, inspiré par les lieux, produit une oeuvre in-situ à partir d’un arbre du Domaine des Etangs.

 

TREMBLEMENTS DE CIEL DE MARC COUTURIER

« Au moment du coucher du soleil, il y a de longues traînées de nuages – que l’on appelle des gloires – plus ou moins colorées, très éclairées par le soleil, ce qui donne un côté un peu doré. Cela m’a amené tout naturellement à l’or pour les lames. Sans autres références, sans penser à ce qu’il y avait déjà pu avoir dans l’histoire de l’art, comme dans les icônes, ou comme chez Yves Klein. Ce qu’il me fallait, c’était ce morceau d’or que j’avais vu plusieurs fois étant enfant, et que je pouvais formuler de cette façon-là » Marc Couturier, éditions Ereme, Paris, 2006, p. 126

 

Résonnant avec l’art d’Yves Klein présenté à La Laiterie, l’œuvre Tremblements de Ciel de l’artiste français Marc Couturier sera visible dans le parc de sculpture du Domaine des Étangs dès le mois de juillet. Cette œuvre de la série des Lames sera une apparition calme et lumineuse qui se révèle à nous, rayonne et éclaire de sa présence le Domaine des Étangs. Présentée aux abords d’un étang, la sculpture se dresse sur sa fine pointe pour relier la Terre et le Ciel.

 

Tremblements de Ciel s’inscrit dans la série des Lames que l’artiste réalise depuis 1986. La sculpture présentée au Domaine des Étangs est faite de bois de samba doré à la feuille d’or, crée selon un procédé particulier propre à l’artiste. Partant d’une pièce unique de bois, il enlève peu à peu de la matière. Pour lui, « chaque copeau qui tombe est une mauvaise pensée qui s’envole ». Il peut alors se concentrer sur l’essentiel : la forme, inspirée par la vision d’un nuage doré par le soleil couchant. Cependant, il ne s’agit pas ici d’une représentation figurative mais bien de la recherche d’une forme pure. La matérialisation de l’absolu se dévoile par le choix de la feuille d’or – matière pure et éternelle -, par l’équilibre parfait entre lumière et matière, invisible et visible, tension et apesanteur d’une œuvre qui semble léviter.

 

L’ŒUVRE RELATUM – L’OMBRE DES ETOILES DE LEE UFAN

L’éclairage naturel fait briller la feuille d’or, reflétant l’état du Ciel. Produisant des jeux d’ombres et de lumières en constante évolution, l’œuvre interagit avec la Nature environnante pour mieux s’y fondre. Marc Couturier nous invite au voyage et son œuvre appelle à l’introspection. Le choix du titre de la série va également en ce sens : Lame est un jeu de mot avec l’âme. L’œuvre transcende le réel et son aspect matériel pour donner à voir l’imperceptible : la spiritualité.

 

Après avoir été présentée au château de Versailles en 2014, c’est au Domaine des Etangs que ’œuvre Relatum – L’ombre des étoiles, de l’artiste coréen Lee Ufan prendra place en 2020.

 

Figure majeure de la scène internationale et chef de file du mouvement Mono-Ha au Japon, Lee Ufan déposera ses sept pierres telles sept étoiles tombées du ciel au sein du Domaine. L’oeuvre fait ainsi le n essentiel entre le Ciel et la Terre.

 

Encerclées par des plaques d’acier, les ombres des pierres peintes sur du gravier de marbre blanc suggèrent un paysage lunaire propice à la contemplation.

 

« Je souhaitais faire descendre les étoiles sur une place pour qu’elles s’y installent et chuchotent, comme dans une scène en plein désert. »

 

Relatum – L’ombre des étoiles, s’inscrira durablement dans le parc du Domaine, offrant un espace poétique mouvant où nature et œuvre se reflètent, se renouvèlent, et se ressourcent en permanence.

 

CLOUD CITIES : DU SOL AU SOLEIL DE TOMAS SARACENO

Tomás Saraceno a crée pour le Domaine des Etangs une nouvelle oeuvre intitulée « du sol au soleil », faisant partie de sa série « Cloud Cities » présentée au Metropolitan Museum à New York, au Museum of Modern Art de San Francisco ou encore au château de Versailles. L’oeuvre suspendue au dessus de l’eau fait le lien entre la Terre et le Ciel, entre l’infiniment petit et l’infiniment grand. L’artiste nous rappelle que tout est connecté dans l’Univers.

 

Installation immersive pour le Domaine des Etangs « Cloud Cities: du sol au soleil » se compose de trois polyèdres suspendus entre les arbres et assemblés par des panneaux d’aluminium.

 

Cette sculpture aérienne se réfère à son vaste projet Cloud Cities dans lequel l’artiste explore les possibilités de futurs environnements autonomes et durables : une vision utopique de notre habitat perché entre terre et ciel.

 

A partir de ses recherches menées en science, biologie, astrophysique et sur les études atmosphériques, Tomás Saraceno questionne nos modes de représentation, et la nécessité de réinventer notre rapport à la nature, de façon pacifiée et équilibrée.

 

INTERVENTION IN SITU DE WANG KEPING

C’est à l’occasion de l’exposition La Lumière des Mondes en 2019 que Wang Keping découvre le Domaine des Etangs : l’artiste d’origine chinoise y a présenté un couple en érable donnant à voir une étreinte organique et fusionnelle, ainsi qu’un corps recroquevillé de femme, rappelant l’essence de la Vie.

 

En 2020, sur une proposition de Garance Primat, le sculpteur subjugué par le silence et la beauté du Domaine choisira soigneusement un arbre de grande envergure encore sur pied. Une occasion unique pour le sculpteur de travailler le monumental. Habituellement la plupart des bois remodelés par Wang Keping sont déjà débités et issus de scieries ou d’exploitations forestières.

 

Apportant une très grande importance aux lignes et aux volumes cette sculpture de plein pied qui sera tailler au plus près de sa forme originelle et dont la patine naturelle sera soumise au temps et aux intempéries à l’inverse de ses sculptures de petites tailles, qui elles sont patinées au feu et incarne la force de la nature.

 

Selon Wang Keping le bois possède une vie propre, autonome qui lui murmure et révèle ce qu’il devra accueillir en son sein. L’art de Wang Keping coïncide pleinement avec la philosophie du Domaine des Etangs : La Nature est la matrice de l’Art, elle en est la génitrice directe. C’est elle qui guide et donne son inspiration au sculpteur. Wang Keping pense le bois comme un organisme vivant, avec ses failles et ses cicatrices, sa tendresse et sa dureté. Les couples, les maternités, les courbes féminines prévalent dans son œuvre créant une célébration incarnée de la Mère-Nature.

 

LE DOMAINE DES ETANGS

Ancienne dépendance du château, la Laiterie renaît aujourd’hui. Une surface d’exposition de plus de 500 mètres carrés située à l’entrée du Domaine des Etangs®. La Laiterie accueille des cycles d’expositions et permet d’exposer des œuvres monumentales, des projets curatoriaux ainsi que des expositions monographiques, permettant aux artistes de déployer leurs univers créatifs..

 

https://domainedesetangs.com/un-lieu-de-vie/carte-du-domaine/

 

« Prendre soin de la Terre, c’est prendre soin de soi. Prendre soin de soi, c’est prendre soin de l’autre. » Garance Primat

 

A seulement deux heures trente de Paris, ce lieu de ressourcement invite à se déconnecter pour se reconnecter à l’essentiel : la Vie à l’état pur.

 

Posé au cœur de la Charente Limousine, en Nouvelle Aquitaine, le Domaine des Etangs s’étend sur près de 1000 hectares de Nature préservée, partagée entre forêts, pâturages et étangs. C’est une grande réserve naturelle.

 

Avec son château du XIIIème siècle et ses métairies, le Domaine des Etangs est un lieu de Vie, sublimé en hôtel 5 étoiles. Les 29 chambres ont été pensées pour faire vivre un voyage : les pieds sur Terre, la tête dans les étoiles. Chaque pièce a été restaurée dans le respect de l’histoire, de l’artisa- nat local, de la technique ancienne.

 

Le Domaine des Etangs est un havre de paix pour se détendre et prendre soin de soi. Au Moulin des Etangs, espace de bienêtre, les soins sont adaptés aux besoins saisonniers et de l’instant de chacun. Au restaurant étoilé « Dyades » sont servis des produits de saison, issus de la richesse du terroir cha - rentais. Le Domaine privilégie ce qui pousse sur sa terre, et travaille directement avec les paysans et producteurs locaux. Terre d’ancrage et de partage, le Domaine des Etangs pro - pose des activités qui permettent de profiter de ce cadre hors du temps, au plus proche de la Nature : balade en forêt, visite de l’élevage de vaches limousines, pêche et observation de la faune et de la flore, escapade à bord d’une barque sur les étangs, découverte des œuvres d’Art du parc ou de l’exposition annuelle de La Laiterie.

 

Le Domaine des Etangs célèbre l’Art de Vie sous toutes ses formes.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

hhttp://www.yvesklein.com/ttp://www.yvesklein.com/fr/expositions/ site officiel

 

https://ideat.thegoodhub.com/2019/03/27/hotel-le-domaine-des-etangs-entre-memoire-et-avant-garde-au-coeur-des-charentes/

 

« En me commandant ce projet, Garance Primat souhaitait rester fidèle aux savoir-faire locaux. Elle avait également en tête, toute proportion gardée, l’atmosphère de la salle Labrouste à la Bibliothèque de France », commente Raphael Navot, l’artisan du design dont le plancher de bois debout est un petit chef-d’œuvre de compagnon. Son travail sert d’écrin à une étonnante collection allant de raretés de bibliophiles aux précis d’architecture les plus avant-gardistes.

 

https://www.atelier-lumieres.com/fr/yves-klein-linfini-bleu

 

Cette création d’une dizaine de minutes vous plonge dans la pluralité de l’oeuvre de l’artiste, au-delà de son célèbre bleu IKB (International Klein Blue). On y découvre, entre-autre, l’empreinte du corps avec ses Anthropométries ou de la nature avec ses Cosmogonies et ses Reliefs Planétaires.

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

Le Domaine des Etangs

16310 Massignac (Charente)

Hôtel 5 étoiles, restaurant étoilé

À 2h30 de Paris - accès en TGV jusqu’à Angoulême Accès depuis l’aéroport de Limoges

www.domainedesetangs.com

 

La Laiterie est ouverte du mercredi au dimanche de 14h à 18h.

Visites « Art et Nature », sur réservation.

Visites guidées de 1h30 de l’exposition et du Parcours d’Art dans le Domaine.

 

Mercredi à 14h30, samedi et dimanche à 15h30.

Tarif 8 euros.

Gratuit pour les moins de 16 ans.

Visites de groupes et visites scolaires, sur réservation.

art@domainedesetangs.com T + 33 5 45 61 85 00

 

#EXPOSITION#YVESKLEIN#DOMAINEDESETANGS#LALAITERIEDUDOMAINE#CULTUREETPLUS#

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