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ARTISTES ET PATRIMOINE EN VEXIN 8ème EDITION 
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Lieux d’Exception et Artistes Contemporains

Christine de Meaux

Présidente

Château de GADANCOURT

26 – 27 SEPTEMBRE DE 14 h à 18 h

 

Christine de Meaux, présidente de LEAC et Charles-Antoine de Meaux, sont heureux d’ouvrir les portes de leur demeure familiale aux talents artistiques d’aujourd’hui…

"  L’avenir ne s’oppose pas au passé, il le ressuscite " André Malraux

 

Présentation et Historique  

 

Bernadette de Meaux, née le 24 décembre 1914, a passé son enfance à Gadancourt avec sa mère, très tôt veuve, la Vicomtesse de Boury, née Béatrix de Galembert. Son père, en effet, le Vicomte de Boury, meurt en 1915, à Gondrecourt, des conséquences de la bataille de Verdun. Etudiante à Paris, elle est une des premières femmes à être diplômée de Sciences Po. Mariée en 1937 avec le Baron Augustin de Meaux, officier dans l’armée de l’air, elle donne naissance à son fils unique, Charles-Antoine, en 1942.

 

La guerre ne la laisse pas indifférente. Engagée dès la campagne 39-40, comme infirmière ambulancière, elle se voit attribuer la Croix de guerre. Puis elle rejoint la résistance active à l’été 43 dans le comité anti-déportation (CAD). Arrêtée par la Gestapo le 17 mars 1944 à Paris, elle est internée à Fresnes. Relâchée faute de preuves le 27 avril 1944, puis recherchée à nouveau, elle se cache dans le Vexin et rejoint ensuite le maquis ORA d’Auvergne (brigade Roussel Groupe DIDIER). Citée à l’Ordre de la division elle reçoit la médaille de la Résistance (J.O juillet 47). Bernadette de Meaux débute alors une carrière de peintre. Pas vraiment par hasard Elle avait juste 10 ans quand son dessin représentant une écuyère de cirque lui fit gagner la première place à un concours où s’affrontaient 900 candidates. Mais à l’époque, il est vrai, sa famille ne s’imaginait pas qu’elle consacrerait plus tard sa vie à l’art, avec tout ce que cela représente de luttes, d’angoisses, et, bien sûr, aussi de bonheur.

L’aventure artistique, la « bataille », a vraiment commencé dans les années 45, quand elle a travaillé chez André Lhote dont elle fut l’élève, ainsi que, un peu plus tard, de Paul Colin, En 1972, à l’occasion de sa dernière exposition à la Galerie Degueux, place Vendôme, le critique d’art René Barotte écrivait : ART « Elle aimait trop la nature pour ne pas y retrouver chaque jour une source d’inspiration nouvelle. Elle a peint des visages, des natures mortes et de plus en plus, l’eau la fascine Elle l’a traitée partout dans toutes les lumières, sur la Loire, à Amboise, à Chambord où le fleuve a parfois d’exquises blondeurs, sur la Seine, à Vétheuil, à Meulan où l’onde a des reflets d’argent, dans le midi, à Cassis, à Martigues, à Saint-Tropez où les tons deviennent plus intenses… Cet art est simple, sobre, basé sur le sacrifice du superflu. Dans la forêt de ses bleus, de ses blancs qu’une pointe de vert, de jaune, un passage de rose, de mauve, de gris s’il le faut, modifie, elle nous révèle un des plus grands secrets de la nature : le dialogue mystérieux du ciel et de l’eau. Le paysage naît sur la toile. De beaux rythmes s’y harmonisent. La lumière exalte toute chose, aussi bien la trace discrète d’un chaland, d’un voilier, que toute l’ossature compliquée d’une installation portuaire. »

Ses œuvres sont actuellement dans des collections particulières, mais aussi à Monaco, Mexico, au Sénat, au musée Déchelette de Roanne. Dès 1971, j’ai été très sensible à l’œuvre de Bernadette de Meaux. Près de 50 années après, à l’occasion de l’évènement LEAC de ce mois de septembre 2019, j’ai été très fière d’exposer une partie de ses toiles au château de Gadancourt qu’elle aimait tant. Lui rendre hommage et la faire connaître, que son œuvre soit unanimement appréciée, a été pour moi un grand bonheur... Christine de Meaux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Gadancourt#Histoire

 

DAVID DAOUD (peintre et sculpteur) www.daviddaoud.com

Né en 1970 à Beyrouth, DAOUD tout petit quitte le Liban avec l’Exode. Aujourd’hui le peintre vit et travaille entre Paris et Beyrouth. Entre 1992 et 1999 le jeune David se forme aux Beaux-Arts et à l’Ecole supérieure nationale des Arts Décoratifs à Paris. L’artiste parfait sa technique auprès du grand sculpteur Charles Auffret, formé lui-même par l’atelier des élèves de Rodin. Sa peinture, contemporaine, sincère et authentique s’adapte à ses thèmes profonds : le voyage, l’éloignement, l’absence et l’éphémère dans l’éternité. DAOUD multiplie les expositions à l’international dans les Galeries (Paris, Honfleur, Région parisienne, Beyrouth, Slovaquie), Salons (Art Fair Beyrouth), et lieux prestigieux. Doué, l’artiste-peintre a obtenu de nombreuses distinctions, notamment le 1er prix Frédéric de Carfort en 2011 de la Fondation de France pour la peinture.

 

« Plus on regarde les tableaux de Daoud, plus on est frappé par ces personnages en quête d’amour. Ils sont souvent sur le départ, la nuit, vers des ailleurs aux autres cieux, en recherche d’espérance ou de résurrection. Ils fuient en silence, on ne sait quelle malédiction. Peut-être tout simplement la triste condition humaine ?...

Chaque scène des tableaux de l’artiste nous entraîne vers un Opéra. Comme dans l’art lyrique, il y a des héros, des hommes en fuite, des lâches et des jaloux, de l’amour et de la violence.

Lieux où toutes les passions sont exacerbées, où les émotions sont au paroxysme de leur intensité. Daoud a le sens de la mise en scène et aucun de ses tableaux ne nous laisse insensibles. Chaque coup de pinceau nous entraîne au cœur de mystérieuses aventures...

Nous voilà au cœur du combat éternel entre les ténèbres et la Lumière, bien au-delà d’un simple tableau... » Gérard GAMAND, AZART magazine, N°45

 

CONSTANCE FULDA (peintre, artiste plasticienne) www.fulda.fr

L’art de Constance FULDA, c’est l’expression d’une approche de longue date, d’une approche si respectueuse et maîtrisée, mais sans doute aussi passionnelle,  dans la conscience de l’infinie valeur du végétal vivant. C’est bien au-delà, en définitive, d’une interrogation, beaucoup plus qu’une simple reconnaissance: c’est un baiser à l’arbre les yeux ouverts ! Alain Magron PAROLES DES ARBRES Posted by AFBombay on Wednesday, February 19, 2014· La plasticienne française, Constance Fulda,  est venue durant  deux mois en Inde pour travailler en résidence artistique. Tournée vers la nature et notamment les arbres, son œuvre comporte tableaux, polyptyques et objets comme des paravents. Son travail explore avec un grand raffinement  les couleurs, les mouvements et les blessures des écorces des arbres. Découverte.  Le premier rapport de Constance avec l’Inde date de 1995 lors d’un voyage touristique au Rajasthan. Constance Fulda a de suite été impressionnée par la beauté, l’art et l’artisanat de ce gigantesque pays. Au cours des voyages suivants, c’est la façon dont les arbres en Inde sont vénérés et  considérés comme des temples qui l’a fascinée et qui a nourri sa recherche artistique. Les hindous choisissent souvent un arbre pour lui apporter dévotion. En le protégeant ensuite d’un enclos qui prend de l’importance, l’arbre se transforme en véritable temple.

Suite à la rencontre avec Sumesh Sharma, curateur et fondateur du centre artistique, Clark House Initiative, Constance Fulda a décidé de travailler sur des arbres emblématiques de Mumbai, les banians d’Horniman Circle, place centrale et historique du quartier de Fort à Mumbai. L’inspiration est née immédiatement au pied de ces vieux arbres chargés d’histoire, dans ce lieu d’échanges commerciaux, toujours au centre du quartier d’affaires de la ville. Selon Constance Fulda, ces arbres méritent la même considération que les bâtiments historiques. Le travail artistique de Constance Fulda consiste à prendre l’empreinte des écorces de l’arbre. L’origine de sa passion pour les arbres reste mystérieuse. Selon elle, les arbres sont les premiers  habitants de la Terre qui ont vu passer des générations de civilisations. Leur rapport au temps n’est pas le même que celui des êtres humains. Ils sont témoins de l’histoire des hommes. Constance a poursuivi son voyage d’études en Inde près de Chennai, au Cholomendal Artist Village, un des rares villages d’artistes qui a su se construire et édifier son propre musée avec une profonde implication des artistes. Elle a pris l’empreinte de l’immense banian qui se situe à l’entrée du village. Grâce à l’intervention de Velu Vishwanadhan, un des fondateurs du lieu, elle a pu réaliser cette empreinte qui a été la plus grande empreinte de sa carrière. Chacune des empreintes réalisées par l’artiste apparait comme une calligraphie. A les regarder côté à côte, on prend conscience que chaque arbre s’écrit différemment, qu’il y a dans ces empreintes une histoire qui se raconte, celle de l’espèce, des années qui passent, des vicissitudes de l’arbre.  Dans l’atelier, l’artiste reprend par une technique à base de pigments naturels et de poudre de latex, l’univers et l’histoire de l’arbre par la matière et la couleur.

 

JEAN-FRANÇOIS GREBERT (peintre) www.jfgrebert.com

Jean-François Grebert accueille les visiteurs au premier étage des communs, dans une salle que les habitués de LEAC connaissent bien. Les murs sont tapissés de toiles infiniment suggestives. Le peintre parle peu, mais il se montre intéressé à entendre les impressions des visiteurs, et se révèle fort interactif

Il s’est consacré dès l’âge de vingt ans à la peinture (croquis, esquisses, dessins sur la toile), et a été formé à l’école des Beaux-Arts. Son univers pictural, manifestement romantique (on y trouve une atmosphère et des thèmes hugoliens, on y rencontrerait sans étonnement Heathcliff aux Hauts de Hurlevent ou la Sylvie de Nerval), est tantôt onirique, tantôt nostalgique. Des paysages quasi fantastiques et au moins exotiques côtoient, sur le mur, des immeubles échappés de notre mémoire industrielle dite « paternaliste », parés des ornements végétaux qui témoignent d’un passé révolu mais pas oublié. Ses toiles sont toutes, ou presque, non habitées, les paysages apparaissent comme désolés et sont censés parler d’eux-mêmes. La technique est riche, les sujets sont travaillés, l’exécution est fouillée, les couleurs sont généreuses. Chaque tableau (40 à 50 heures de travail) évoque un lieu, un monde littéraire, poétique, photographique, comme si cette peinture faisait écho à l’ailleurs, à l’avant, à l’autre. Ce peintre nous invite au voyage intérieur. Il est pourtant bien d’ici : il vit et peint à SaintOuen-l’Aumône.

 

CLAIRE ILLOUZ (graveur) www.claire-illouz.com

Claire Illouz est installée à Chérence, elle participe pour la première fois à l’exposition LEAC qu’elle avait cependant plusieurs fois visitée les années précédentes. Elle dessine « depuis toujours ». Elle aime les objets, l’herbe, les talus, les haies. Au crayon, à l’encre, au fusain. En noir et blanc. Puis, en atelier, elle recompose La gravure, ditelle, est un art « lent ». Eau-forte, aquatinte, pointe sèche sur chine, mais aussi lavis, aquarelle sur papier marouflé, fusain, graphite Un univers techniquement riche, varié et délicat qui « fouille » le talus qui paraît « obstiné », et « pousse la ville » Le geste du peintre, selon l’écrivain Pascal Riou, « nous conduit vers le peuple du talus, fissure le béton de nos avenues pour y voir pousser l’herbe, y voit surgir, soudain vivantes à nouveau, ces choses de rien que nous avions abandonnées  » Et, le poète d’affirmer qu’« Une belle inquiétude conjoint ici, avec une humble audace, la terre et le ciel, le tout proche inconnu et la ville Du noir aux infinies modulations de gris, une main nous guide avec ce qu’il faut de force et d’angoisse pour accepter de se perdre, de glisser dans le fouillis du temps, des choses et du vivant ».

 

CÉCILE LAMY (grimpeur, peintre et graveur) ce.lamy81@gmail.com

Cécile Lamy est née en 1997 près de Toulouse et vit et travaille actuellement dans le Tarn. Les arbres sont son sujet d’étude et de recherche de prédilection. Elle prend le temps d’explorer les forêts à pieds, de s’y immerger plusieurs jours durant, d’aller à la rencontre de cette pure altérité : l’arbre. La pratique de la danse contemporaine a profondément marqué son rapport au monde ainsi que sa démarche artistique : c’est bien au travers de sa corporéité qu’elle perçoie, s’inscrit et éprouve le monde. Avec son corps elle mesure les choses et prend sa propre mesure. Durant sa licence d’arts plastiques à Toulouse, elle fonde sa démarche artistique sur un rapport corporel à l’arbre en tissant recherche plastique et grimpe d’arbre. Cécile Lamy dessine, peint, installe, photographie, écrit, filme, … avec et dans l’arbre. Autant de traces qui témoignent de sa rencontre sensible avec l’arbre. Elle s’est d’ailleurs formée aux techniques de grimpe depuis plus de deux ans et prépare actuellement son diplôme d’éducatrice grimpeuse d’arbre.

Cécile Lamy va dans le motif et y installe son atelier de même que les artistes du Land Art américains, dans les années 60, vont dans le paysage et y produisent leurs actes créateurs. Elle y transporte, vivres et outillages – pinceaux, couleur, encre, fusain, papier à dessin, toile à peindre, livre, carnet de notes – afin d’inclure son corps et ouvrir sa sensibilité et son travail à l’accomplissement d’un échange quotidien. Elle déploie une dynamique d’empathie au cœur cet être vivant chaleureusement familier mais d’une inquiétante étrangeté : s’aventurer, alors, au plus prés de cette étrangeté si proche et si lointaine et percevoir la ténuité des signes qu’elle émet. Elle réduit la distance. Elle ne prend pas le recul nécessaire pour faire de l’arbre un motif esthétique qui serait perçu depuis le point de vue artistique d’un regard projectif et dominant. Elle développe dans ses dessins et ses peintures les émois sensibles d’une proximité qui donne lieu à une inscription graphique et picturale de prises de vues segmentées nullement arborescentes mais qui font apparaitre le surgissement de troncs enchevêtrés, puissants, ridés, crevassés et noués par la tension des poussées de croissance. Les arbres déploient des architectures de parcours et se prêtent à des stations, des élancés et des arrêts. Ici, le corps de l’arbre enveloppe et accueille le corps et le regard de l’artiste dans l’espace topologique des pleins et des vides de la ramure, des masses feuillues et dans la présence mouvante des ombres et des lumières qui se glissent au sein de la frondaison. Sur la toile tendue de branches à branches ou bien plissée et torsadée à même le tronc, se tracent, s’impriment, s’enregistrent, des archipels de nouages marqués de la texture des mousses incorporées aux plissements des écorces. S’inscrivent des phénomènes d’apparition des formes qui nous dépeignent une autre image de l’arbre. Non pas une mais des images qui nous montrent des motifs comme surgis d’une lente pérégrination au cours de laquelle se déconstruit la figure de l’arborescence familière. Cécile Lamy dépeint, dessine et décrit dans un temps suspendu – fait d’attente, d’action, de plaisir, de réflexion, de solitude, d’écoute, mais aux aguets – une multitude de signes comme si elle voulait décrypter, déchiffrer et délivrer ce qui pourrait être l’invraisemblable du sensible dans l’arbre : « s’y déplacer, le faire et le défaire sans interruption ». Tutoyer un autre imaginaire. Ecrit par Gérard Tiné, 09/ 2019

 

VALERIE LE MERRER (peintre) www.valerie-lemerrer.com

Valérie Le Merrer (naissance en 1963 en Bretagne, dans les Côtes d’Armor) vit dans la Manche à SaintAubin-des-Préaux. Après une maîtrise d’Arts Plastiques obtenue à l’Université de HauteBretagne, l’étude du dessin d’après modèle vivant, et une activité professionnelle dans l’édition en tant que directrice artistique, Valérie Le Merrer se consacre entièrement à la peinture depuis 2013. À sa deuxième participation au Salon de la Marine à Paris, en 2014, son travail est récompensé par le prix du Chef d’Etat-Major qui lui remet la médaille d’or. En 2017, elle ouvre sa propre galerie à Granville, au 52 rue des Juifs, où son travail est exposé en permanence.

Depuis que Marianne Le Vexier a choisi de peindre à l’âge de 18 ans, rejetant toute autre voie. Elle a cheminé, sans affectation mais avec une détermination absolue, vers son destin d’artiste à travers une œuvre singulière, libre et sans cesse en mouvement, même si, on retrouve au fil des ans de nouvelles techniques, des matières utilisées  : sable, gravure.  Son œuvre s’est récemment métamorphosée, refusant de se figer dans une matière récurrente, cherchant d’autres outils pour le déploiement de ses formes pour pousser sa liberté encore plus loin, pour réinventer son art. Marianne Le Vexier en s’appuyant sur du béton frais fait apparaître des traces, des couleurs, des empreintes. Des figures chargées de sable apparaissent ou semblent s’effacer. Certains se transforment, des feuilles, des branches sont déjà là ils deviennent arbres ils ne sont qu’au début de leur germination mais déjà les oiseaux se laissent prendre, l’un d’entre eux s’est déjà posé sur une tête, l’autre sur une épaule. La nature les épouse. Ils nous font entendre la musique des feuilles. Leurs corps frêles dressés vers le ciel s’élancent dans une course perdue d’avance contre le temps qui passe. Ils sont le trait d’union entre le ciel et la terre, le ici et le lointain. Ils marchent vaillants et attentifs a la force du vent, leur marche silencieuse vous soufflera à l’oreille de ne pas les oublier.

 

MARIANNE LE VEXIER (peintre, graveur) www.marianne-le-vexier.com

Depuis que Marianne Le Vexier a choisi de peindre à l’âge de 18 ans, rejetant toute autre voie. Elle a cheminé, sans affectation mais avec une détermination absolue, vers son destin d’artiste à travers une œuvre singulière, libre et sans cesse en mouvement, même si  on retrouve au fil des ans de nouvelles techniques, des matières utilisées  : sable, gravure.  Son œuvre s’est récemment métamorphosée, refusant de se figer dans une matière récurrente, cherchant d’autres outils pour le déploiement de ses formes pour pousser sa liberté encore plus loin, pour réinventer son art. Marianne Le Vexier en s’appuyant sur du béton frais fait apparaître des traces, des couleurs, des empreintes. Des figures chargées de sable apparaissent ou semblent s’effacer. Certains se transforment, des feuilles, des branches sont déjà là ils deviennent arbres ils ne sont qu’au début de leur germination mais déjà les oiseaux se laissent prendre, l’un d’entre eux s’est déjà posé sur une tête, l’autre sur une épaule. La nature les épouse. Ils nous font entendre la musique des feuilles. Leurs corps frêles dressés vers le ciel s’élancent dans une course perdue d’avance contre le temps qui passe. Ils sont le trait d’union entre le ciel et la terre, le ici et le lointain. Ils marchent vaillants et attentifs a la force du vent, leur marche silencieuse vous soufflera à l’oreille de ne pas les oublie

 

JEAN-MICHEL MIRALLES (peintre) jeanmiralles@gmail.com

Jean-Michel Miralles vit et travaille dans le Vexin Mon propos est fondé sur un paradoxe. Le hasard maîtrisé, l’accidentel affirmé, c’est comme si le tableau voulait son autonomie et que constamment je le ramenais à ma propre volonté. Le travail se résume à des choix, à accepter, à refuser ce que me dit la matière posée sur la toile. L’idée de départ n’est que prétexte. La matière n’est pas neutre, elle est saturée de vécu, de mémoire, c’est une chair vivante avec ou contre qui je me confronte. La réalité qui s’en dégage est capable, il me semble, de capter nos sensations les plus fugaces et les plus cachées, d’emprisonner nos regrets. Que la peinture soit figurative ou abstraite, elle est la volonté de donner une forme, de créer une évidence ; il n’y a pas de différence d’intention mais le même sentiment de se perdre à la poursuite de quelque chose. Dans ces jeux de tension, ces allersretours entre figuration et abstraction, on peut découvrir et ressentir la liberté de créer une réalité nouvelle. Chaque tableau prend sa place et le détail devient signifiant d’unité

 

BRIGITTE SAUVETRE (Artiste plasticienne) www.collagesenestampe.fr

Brigitte Sauvêtre est née en Juillet 1953 Après avoir suivi les cours de l’Ecole du Louvre, le plaisir de la création l’a amenée tout naturellement à fréquenter divers ateliers d’artistes, se formant ainsi à la gravure, au dessin, à la peinture et au modèle vivant.  Son métier d’infirmière, lui a permis de recueillir bien des secrets, des mots et des instants précieux. Tous font partie de son inspiration. Après 5 années passées à Granville, elle a traversé la Normandie pour poser son chevalet à Vernon, à deux pas du Vexin qu’elle aime tant. Elle confie : « En tournant les pages des journaux, des magazines certaines images m’interpellent. Je les découpe alors pour les assembler et composer de nouvelles histoires, au gré de mon imagination. Cette pratique du collage est pour moi ancienne et j’y reviens toujours avec beaucoup de plaisir. Parallèlement je pratique la peinture (huile, acrylique, gouache, aquarelle), mais aussi le pastel et le dessin. »

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 

http://www.leac.paris/

www.leac.fr (Lieux d’Exception et Artistes Contemporains)

 

CHATEAU DE GADANCOURT

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Gadancourt

2, route de Guiry

95450 GADANCOURT

Tél 06 12 69 36 12

leac@hateaudegadancourt.fr

 

#CHATEAUDEGADANCOURT#LEAC#VEXIN#ARTISTESCONTEMPORAINS#PATRIMOINE#EXPOSITION#CULTUREETPLUS#

 

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