Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES

ÉDITION LIMITÉE - Vollard, Petiet et l'estampe de maîtres

ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES
ÉDITION LIMITÉE  VOLLARD, PETIET ET L'ESTAMPE DE MAÎTRES

PRINTEMPS 2021 (Nouvelles dates à venir)

 

EXPOSITION TEMPORAIRE

Le Petit Palais est actuellement fermé. Les visiteurs ayant acheté un billet horodaté pour une visite pendant cette période de fermeture seront remboursés automatiquement. Aucune démarche n'est nécessaire.

Le Petit Palais explore avec cette exposition inédite l’activité d’éditeur d’estampes et de livres illustrés de l’emblématique marchand d’art Ambroise Vollard.

Vollard travailla avec les plus grands artistes de son temps : Picasso, Bonnard, Cassatt, Chagall, Maillol, Redon, Rouault et tant d’autres. Passionné par l’édition, il y a investi l’essentiel de sa fortune tirée de la vente des toiles des maîtres modernes et hissa cette activité à un niveau d’exigence jamais vu jusqu’alors.

Bénéficiaire de nombreux dons et legs de Vollard lui‑même et de ses héritiers, le Petit Palais a choisi de mettre en valeur cet ensemble exceptionnel d’estampes, livres illustrés et objets d’édition (bronzes et céramiques), enrichi de nombreux prêts d’autres institutions et collections.

L’exposition sera l’occasion d’évoquer également la personnalité d’Henri Marie Petiet, successeur de Vollard et figure majeure du commerce de l’estampe d’après-guerre. L’exposition rend donc un double hommage au rôle de ces deux marchands et éditeurs d’art.

La carrière de marchand d’Ambroise Vollard (1866-1939) le situe comme une figure essentielle du commerce de l’art au tournant des XIXe et XXe  siècles, entre Paul Durand-Ruel et Daniel-Henry Kahnweiler.

C’est lui qui promeut Cézanne, Gauguin et qui ouvre sa galerie au jeune Picasso.

En plus de ses activités de marchand de tableaux, il se lance avec passion dans l’édition d’estampes dès 1894 en rééditant la Suite Volpini de Gauguin. Mais l’aventure débute réellement lorsqu’il réalise les deux fameux

Album des peintres-graveurs (1896 et 1897), qui réunissent les planches de maîtres comme Fantin-Latour, Puvis de Chavannes, ou de jeunes artistes qui incarnent une nouvelle modernité comme les Nabis, dans le sillage de Redon. Vollard diffuse les œuvres de Mary Cassatt mais édite aussi la fameuse suite des Saltimbanques de Picasso ainsi que des albums individuels de Bonnard, Vuillard et Denis en misant sur le même principe de l’édition d’estampes d’artistes à tirage limité.

En parallèle, il développe une activité d’éditeur de livres d’artiste. Il s’y investit entièrement, tant financièrement que personnellement. Il lui faut pourtant attendre les années 1920 et surtout 1930 pour voir les ventes se multiplier et un engouement se créer autour de ses éditions. Son perfectionnisme le conduit à sélectionner et à commander lui-même les papiers et les caractères d’imprimerie. Vollard prend ainsi un rôle de créateur à part entière, en coordonnant tous les acteurs d’une aventure éditoriale titanesque.

Dès ses premières éditions, notamment son magistral Parallèlement de Verlaine illustré par Bonnard (1900), Vollard choque les bibliophiles par ses partis pris, et surtout par son affection pour la lithographie en couleurs.

Sa réputation est faite. Suivront de nombreuses réalisations d’envergure, comme Le Jardin des supplices (illustrations de Rodin, 1902), Sagesse (Maurice Denis, 1911), Les Fleurs du mal (Émile Bernard, 1916),

Le Chef-d’œuvre inconnu (Picasso, 1931) ou encore Passion (Rouault, 1939). Son influence auprès des artistes est telle qu’il encourage les peintres à s’intéresser parfois durablement à l’estampe bien sûr, mais aussi à s’essayer à la peinture sur céramique ou encore à la sculpture, comme c’est le cas pour Maillol.

En 1939, il décède brutalement dans un accident de voiture. Henri Marie Petiet (1894-1980), qui se fourni auprès de Vollard depuis les années 20, rachète l’essentiel de son stock d’estampes, dont la fameuse Suite Vollard de Picasso, dont il va assurer la diffusion. Il s’impose d’emblée comme son successeur en tant que marchand d’estampes, mais aussi comme passeur de la modernité française à l’étranger et notamment aux États-Unis. Petiet édite lui-même certains créateurs qui ont travaillé avec Vollard, comme Maillol ou Derain, et se lance à son tour dans l’édition d’un livre d’artiste, Les Contrerimes de Toulet illustré par Jean-Émile Laboureur, son graveur fétiche. Enfin, il soutient de nouveaux artistes comme Marie Laurencin, Marcel Gromaire ou encore Edouard Goerg qui le présente comme le « plus Vollard des marchands ».

La médiation de l’exposition permettra de mieux comprendre les techniques de l’estampe et de l’imprimerie avec notamment la présentation d’outils et d’une presse taille-douce prêtée par l’Imprimerie nationale et activée lors de démonstrations. Enfin, un parcours dédié à l’exposition sera disponible en téléchargeant l’application de visite du Petit Palais lancée au même moment que l’exposition. L’application, dont le contenu sera également disponible sur le visioguide du musée, offrira une visite guidée très vivante de l’exposition à travers quelques œuvres clés et grâce aux propres anecdotes de Vollard et de Petiet, dont les personnalités atypiques et attachantes seront ainsi mises en valeur. Il y aura en outre un mini-site ludique permettant de composer une page d’édition avec des typographies et des motifs ornementaux.

 

PARCOURS DE L’EXPOSITION

Un marchand-éditeur hors du commun

Rien ne destine Ambroise Vollard (1866-1939) à devenir un marchand-éditeur à la renommée internationale. Fils de notaire venu de la Réunion pour faire son droit en métropole, il abandonne ses études pour se lancer dans le commerce d’art. Après un bref apprentissage dans la galerie L’Union artistique, il s’installe à son compte dans le 17e arrondissement en 1890, puis prend en 1893 une boutique mieux placée au 37, rue Laffitte. Il déménage plusieurs fois au sein de la même rue quand ses moyens lui permettent de louer un local plus grand. Il est alors au coeur du quartier des marchands de tableaux.

Son procédé commercial atypique consiste à acheter à prix modique des ensembles d’œuvres, voire des fonds entiers d’ateliers de jeunes artistes d’avant-garde comme Pablo Picasso ou André Derain. Vollard prend des risques en misant sur un succès différé, assurant ainsi la sécurité matérielle de nombreux artistes débutants. Bien qu’on le connaisse essentiellement comme marchand de tableaux, Vollard s’engage dès ses débuts dans le domaine des arts graphiques et notamment de l’estampe. Il achète puis revend des tirages et s’autorise même les rééditions. Il se fait l’acteur de la reconnaissance des artistes dont il expose, prête et vend les œuvres à travers l’Europe entière, et jusqu’aux États-Unis. Il contribue ainsi à façonner une certaine histoire de l’art occidental alors que le salon officiel, entravé par une attitude conservatrice, ne reconnaît pas l’art moderne.

 

Éditeur d’estampes

De 1896 à 1900 environ, Ambroise Vollard édite essentiellement des estampes originales. Sa première publication d’envergure est celle de deux albums qui offrent un véritable panorama de l’estampe au tournant des XIXe  et XXe  siècles : Les Peintres graveurs, en 1896, puis l’Album d’estampes originales de la galerie Vollard, en 1897. Dès ces deux premières éditions, il privilégie non pas des graveurs de profession mais des artistes peintres qu’il encourage aussi à pratiquer la sculpture et la peinture sur céramique. Il essaie ainsi d’attirer les amateurs non seulement d’estampes modernes mais aussi de peinture, en proposant des tirages limités, numérotés et signés par les artistes qui s’imposent comme des œuvres d’art à part entière. Vollard tente ainsi de distinguer ses estampes du flux exponentiel des reproductions photomécaniques et de l’estampe populaire.

Malgré ces efforts, les deux albums d’estampes de Vollard sont des échecs commerciaux. Ses premiers pas d’éditeur sont cependant salués par une part de la critique qui défend l’estampe originale et la lithographie en couleurs, longtemps dédaignée car associée à la publicité. Dans son ouvrage La Lithographie originale en couleurs, André Mellerio, critique d’art proche des nabis, souligne et salue l’engagement de Vollard pour cette technique.

 

Éditeur de livres d’artiste

Alors que le livre devient de plus en plus accessible grâce à la production industrielle, Vollard édite ses ouvrages en série limitée, généralement entre 200 et 400 exemplaires, et cible une clientèle riche et élitiste. Il donne un nouveau souffle à l’édition de luxe dès 1900 avec la publication du magistral Parallèlement de Verlaine illustré par Bonnard.

Dès ses premiers projets, des constantes apparaissent : l’amour des caractères anciens et des beaux papiers, la préséance de l’image sur le texte. Pour Vollard, les livres dont s’emparent les artistes sont pensés comme « une succession de tableaux ». Son intelligence éditoriale tient en sa capacité à réunir avec efficacité un texte et un peintre, devenant en quelque sorte créateur à son tour. Le gigantesque programme éditorial de Vollard frappe par sa diversité. Une part provocatrice révolutionne le livre d’artiste, une autre cherche tant bien que mal à se réconcilier avec les bibliophiles que ses partis pris choquent. Une dernière période de publications, dans les années 1930, voit l’arrivée d’artistes qui renouvellent le vivier des éditions Vollard et en confirment les ambitions. Tout au long de sa carrière, Ambroise Vollard est aussi le fier auteur de textes dont il confie l’illustration aux artistes qu’il apprécie.

 

Les successeurs

Véritable drame pour ses collaborateurs et surtout pour les artistes, le décès accidentel d’Ambroise Vollard à l’aube de la Seconde Guerre mondiale laisse une vingtaine de livres d’artiste à divers états d’achèvement. Le marchand-éditeur meurt sans héritier direct et ne laisse derrière lui qu’un testament datant de 1911. Or, sa situation a bien changé : il a accumulé dans son hôtel rue de Martignac une fortune en œuvres de maîtres très difficile à estimer.

Dès juillet 1939, Lucien Vollard, frère d’Ambroise, demande à Roger Lacourière de dresser un état des travaux éditoriaux en cours. Aidé de Martin Fabiani, marchand d’art tristement célèbre pour avoir participé aux spoliations et au trafic illégal d’œuvres d’art pendant la Seconde Guerre mondiale, il entreprend d’achever et d’assurer la distribution de quelques projets de son frère. D’autres sont repris par les artistes eux-mêmes ou par de nouveaux éditeurs comme Tériade et Maeght.

L’intégrité du stock d’estampes est quant à elle préservée par Henri Marie Petiet qui le rachète en bloc et prend la relève du marchand-éditeur, commercialisant la fameuse Suite Vollard de Picasso et éditant des artistes que Vollard avait fait émerger tel Aristide Maillol.

 

L’héritier spirituel d’Ambroise Vollard

Henri Marie Petiet (1894-1980), issu d’une famille d’ingénieurs, d’industriels ou encore de militaires, ne semblait pas destiné lui non plus à devenir un grand marchand-éditeur d’estampes. Actif de 1924 à sa mort, il règne dans son magasin À la Belle Épreuve, rue de Tournon, dans le 6e arrondissement de Paris. Très jeune, il développe un goût pour les livres de luxe et se constitue une bibliothèque de qualité.

C’est l’illustration qui l’entraîne vers l’estampe. Il se forme alors auprès des marchands qui font référence dans ce domaine, dont Ambroise Vollard auprès duquel il fait ses premières acquisitions en 1924. Petiet partage de plus son goût pour l’aventure éditoriale et soutient des artistes aussi divers que Marie Laurencin, Jean-Émile Laboureur, Édouard Goerg et André Dunoyer de Segonzac. Mais son principal fait d’armes est l’acquisition en 1940 du fonds d’estampes de Vollard qu’il n’a de cesse de valoriser. Petiet se démarque par son ouverture atypique à l’Europe et surtout aux États-Unis. En 1927, il part à la conquête de l’Amérique grâce à son ami d’enfance Jean Goriany, qui le représente sur place. Il contribue à la constitution et à l’enrichissement de collections privées et nombreux départements de gravures de musées : de Bonnard à Picasso, les artistes dont il vend les œuvres renforcent leur présence outre-Atlantique. Celui que l’on connaît dans la profession comme « Le Baron » se fait ainsi à son tour passeur de modernité.

 

Dans l’atelier

Cet espace évoque la fabrique des estampes et des éditions de luxe. Des démonstrations d’impression sur la presse à taille-douce y ont lieu, en partenariat avec l’Imprimerie nationale, par l’imprimeur taille-doucier

Frédéric Colançon.

 

MÉDIATION

Dans l’exposition :

- des cartels pédagogiques jalonnent le parcours de l’exposition et précisent des notions techniques autour de l’estampe et du livre d’artiste.

- une vidéo sur la technique de la lithographie est présentée dans la section «Vollard, éditeur d’estampes ».

Tournée dans l’atelier de l’éditeur et imprimeur contemporain Michael Woolworth, elle révèle le processus traditionnel de la lithographie en couleurs, depuis le dessin original sur la pierre jusqu’aux impressions successives des couleurs superposées.

- du matériel de lithographie est présenté dans une vitrine à proximité : une pierre lithographique avec son dessin original et des outils de dessin.

- des séances de démonstration d’impression sur une presse à taille-douce ancienne, prêtée par l’Imprimerie Nationale, ont lieu dans la dernière salle de l’exposition, « Dans l’atelier », pendant toute la durée de l’exposition.

Elles sont animées par l’imprimeur taille-doucier de l’Imprimerie Nationale, Frédéric Colançon, et par les intervenantes graveurs du service éducatif du musée.

Informations sur https://www.petitpalais.paris.fr/activites-et-evenements

 

Un minisite ludique

Un site internet créé à l’occasion de l’exposition propose de créer et partager sa propre édition limitée.

Après avoir choisi un format, composé un texte avec une des typographies préférées d’Ambroise Vollard et sélectionné un ou plusieurs motifs ornementaux, la réalisation peut être téléchargée et imprimée, ou partagée sur les réseaux sociaux.

 

UNE APPLICATION DE VISITE

Compagnon de visite du Petit Palais

Le Petit Palais se dote en 2021 d’une application mobile afin de guider ses publics dans l’exploration du musée et de ses collections.

Il est composé de parcours généraux permettant d’appréhender à son rythme la richesse des collections à travers trois propositions de visites : 12 chefs-d’œuvre, 30 incontournables, ou bien encore une visite libre des collections.

Ce compagnon de visite entend également répondre à la diversité des publics avec un parcours enfant/famille autour des animaux peuplant les œuvres du musée, ou encore grâce à des parcours généraux téléchargeables en anglais et en espagnol. L’application ira plus loin encore en déployant un volet dédié à l’accessibilité : seront ainsi disponibles un parcours en audiodescription, un parcours en LSF et un parcours en FALC.

Enfin, l’application permet également de mieux appréhender l’ancrage du Petit Palais dans son environnement immédiat avec une visite hors les murs.

En plus de la découverte des collections permanentes, des visites d’expositions, proposées au tarif de 2,99 euros complèteront l’offre. L’exposition « Édition Limitée » bénéficiera donc d’un parcours dédié.

L’application mobile peut être consultée à distance ou au musée, sur Android et iOS. Les visiteurs qui ne souhaitent pas télécharger l’application sur leur téléphone auront la possibilité de louer au musée un visioguide, avec tous les parcours installés (5 euros).

 

SCÉNOGRAPHIE

La scénographie se décline en cinq séquences au sein de l’espace rectangulaire de la galerie.

Le principe repose sur un dispositif permettant de garder de la transparence tout en définissant les sous espaces thématiques : plafonds perpendiculaires flottants, surfaces accueillant de généreux agrandissements photographiques aux entrées de sections, trouées, vitrines suspendues…

La géométrie est soulignée graphiquement par des aplats anthracites sur les tranches des cimaises, à l’image des reliures des livres. Quelques murs de couleurs viennent subtilement compléter l’identification des espaces et créer des fonds à la présentation d’ensembles d’œuvres. La scénographie accompagne discrètement le visiteur, tout en structurant le propos de cette exposition foisonnante.

Scénographie : Atelier Maciej Fiszer

 

PUBLICATION

CATALOGUE DE L’EXPOSITION

Figure hors norme du marché de l’art au tournant du siècle, Ambroise Vollard (1866-1939) se distingue par son audace qui le fit soutenir des artistes modernes comme Cézanne, Gauguin ou encore le jeune Picasso et Rouault. Caractère difficile et énigmatique, il se passionne également pour l’édition d’estampes et le livre illustré, déployant beaucoup de son énergie et de ses moyens pour solliciter inlassablement créateurs et collectionneurs. À la fin de la guerre, Henri Petiet (1894-1980) rachète le fonds de la galerie Vollard, dont il était client, s’approvisionnant régulièrement en planches de Bonnard ou Picasso (il fera notamment signer par Picasso la fameuse « Suite Vollard »). Superbement illustré, cet ouvrage met en lumière le rôle capital de ces deux marchands dans le domaine spécifique de l’édition d’estampes et de livres d’artiste 184 pages, 150 illustrations Éditions Paris Musées 32 euros

Le Petit Palais mettra en valeur cet ensemble exceptionnel d’estampes, enrichi de nombreux prêts et d’autres institutions et collections, dons et legs de Vollard lui-même et de ses héritiers.

Un chapitre particulièrement inédit de l’exposition s’attachera ensuite aux activités d’Henri Marie Petiet (1894-1980), le marchand qui racheta le fonds de la galerie Vollard à la fin de la guerre. Il fut aussi un découvreur de talents et un soutien pour des personnalités aussi diverses que Jean‑Emile Laboureur, André Dunoyer de Segonzac, Aristide Maillol ou Marie Laurencin. La mise en valeur de la figure centrale d’Henri Marie Petiet bénéficie de recherches et découvertes récentes qui apportent un éclairage inédit sur cette question du marché de l’estampe française au XXe siècle.

 

POUR EN SAVOIR PLUS

Commissariat :

Clara Roca, conservatrice des arts graphiques et photographies des XIXe  et XXe  siècles au Petit Palais

HORAIRES

Informations sur https://www.petitpalais.paris.fr/

 

TARIFS

Entrée payante pour les expositions temporaires

Réservation obligatoire sur le site

petitpalais.paris.fr

Plein tarif : 11 euros

Tarif réduit : 9 euros

Gratuit jusqu’à 17 ans inclus

 

INFORMATIONS PRATIQUES

PETIT PALAIS

www.petitpalais.paris.fr

MUSEE DES BEAUX ARTS DE LA VILLE DE PARIS

Avenue Winston Churchill 75008 Paris

Tel : 01 53 43 40 00

 

#EDITIONLIMITEE#PETITPALAIS#PARISMUSEES#VILLEDEPARIS#VOLLARD#PETIET#ESTAMPEDEMAITRES#TRIPADVISOR#EXPOSITIONTEMPORAIRE#LAURENCEAEGERTER#TRIPADVISOR#CULTURE#RESTEZCHEZVOUS#CULTUREETPLUS#

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :